Le référentiel 2025 du GIE D²OF encadre les contrôles qualité menés par les financeurs, notamment les OPCO. Il vise à garantir que les formations financées sont conformes, utiles et réalisées dans le respect des obligations.
Le dispositif de contrôle qualité D²OF repose sur le référentiel 2025, élaboré en application du décret n°2023-1396 du 28 décembre 2023. Les financeurs (OPCO, Pôle emploi, etc.) procèdent à des contrôles afin de s’assurer de la qualité des formations effectuées et veillent à l’adéquation financière des prestations achetées aux besoins de formation, à l’ingénierie pédagogique déployée par le prestataire, à l’innovation des moyens mobilisés et aux tarifs pratiqués à conditions d’exploitation comparables pour des prestations analogues. (Art. L. 6316-3 et R. 6316-6 du code du travail)
Ce référentiel comprend 6 critères et 19 indicateurs. Il constitue la base des contrôles de service fait, qui vérifient que les formations réalisées sont bien conformes à ce qui a été déclaré et financé.
Chaque indicateur du référentiel est accompagné :
💡Ces contrôles sont réalisés de manière transparente, impartiale et contradictoire, en mobilisant des preuves essentielles et complémentaires fournies par l’organisme de formation. Les contrôles peuvent être mutualisés entre les organismes financeurs (Art. R 6316-7 du Code du travail)
Le contrôle qualité mené par les financeurs à l’aide du référentiel D²OF 2025 publié le 14 mars 2025 a pour vocation principale de garantir l’usage pertinent et conforme des fonds alloués à la formation professionnelle. Il s’inscrit dans une logique d’amélioration continue, de fiabilité des pratiques et de responsabilité partagée entre financeurs et prestataires.
Les objectifs poursuivis sont les suivants :
Ce cadre de contrôle vise donc à renforcer la crédibilité de la formation professionnelle et à favoriser des pratiques plus transparentes, traçables et adaptées aux évolutions du secteur.
Le contrôle qualité D²OF est mené par les financeurs de la formation professionnelle (OPCO, Pôle emploi, État, Régions…) ou par des prestataires mandatés.
Sur pièces ou sur site : le contrôle peut être réalisé à distance sur dossier ou directement dans les locaux de l’organisme.
Analyse des preuves : pour chaque indicateur, des éléments de preuve essentiels sont exigés et des éléments complémentaires peuvent être demandés si nécessaire.
Utilisation d’un guide d’interprétation : ce guide, inclus dans le référentiel, précise les niveaux attendus, les cas de non-conformité et les bonnes pratiques pour chaque critère.
À l’issue du contrôle réalisé par le financeur, un rapport de contrôle est systématiquement établi. Ce document officiel récapitule :
🚨L’organisme de formation dispose d’un délai de 7 jours pour exercer un droit de réponse et formuler ses observations ou éléments justificatifs. Cette phase permet un traitement contradictoire et équitable.
En fonction des constats :
Le financeur peut également signaler l’OF à l’organisme certificateur Qualiopi et peut aussi déboucher sur un retrait de certification selon la gravité de non respect du référentiel.
Cette étape finale renforce l’obligation de responsabilité et de traçabilité dans l’usage des fonds publics alloués à la formation professionnelle.
Le GIE D²OF réunit plusieurs acteurs majeurs du financement de la formation professionnelle. Ensemble, ils mettent en commun leurs moyens pour piloter et faire évoluer la plateforme Datadock, en cohérence avec leurs missions qualité.
Les membres actifs sont notamment :
Ces membres assurent le fonctionnement du dispositif et participent aux orientations stratégiques du GIE.
À côté des membres, d’autres financeurs utilisent Datadock dans le cadre de leurs actions, sans être membres du groupement.
Ils bénéficient d’un accès à la base de données via un droit d’utilisation, mais ne participent pas à la gouvernance ni aux décisions collectives du GIE.
Les financeurs de la formation professionnelle (OPCO, Pôle emploi, Régions…) ou des prestataires mandatés, conformément à l’article L.6316-1 du Code du travail.
Le processus est impartial, contradictoire et transparent. L’organisme peut apporter des preuves, répondre au rapport, et bénéficier d’un traitement équitable.
Par pondération (selon les volumes de financements) ou aléatoirement. Exemple : en 2018, 800 organismes ont été sélectionnés selon ces critères.
Non. Le refus est sanctionnable, pouvant mener à un déréférencement de l’organisme. L’Opco est également en droit de refuser la prose en charge.
Un rapport écrit et motivé, listant anomalies, recommandations, et éventuelles sanctions.