En 2020, face à la crise sanitaire sans précédent liée à la pandémie de COVID-19, l’échéance d’obtention de la certification Qualiopi, initialement fixée au 1er janvier 2021, avait été officiellement reportée au 1er janvier 2022. Une mesure exceptionnelle, prise par les autorités pour adapter le déploiement du dispositif aux réalités du terrain.
Aujourd’hui, en 2026, Qualiopi est pleinement en vigueur. Ce retour en arrière permet de mieux comprendre les raisons du report et son impact sur la mise en œuvre de la certification qualité.
Dès le mois de mars 2020, les organismes de formation ont dû faire face à une fermeture administrative, empêchant l’accueil du public. Les audits de certification, notamment en présentiel, devenaient difficilement réalisables.
Le 23 mars 2020, le projet de loi n°2020‑290 d’urgence pour faire face à l’épidémie soulignait déjà l’impossibilité, pour de nombreux prestataires, de répondre aux exigences initiales du calendrier Qualiopi.
Le 15 mars, un arrêté avait interdit l’accueil en centre de formation jusqu’à mi-avril, date prolongée à plusieurs reprises.
Le 2 avril 2020, une ordonnance portant mesures d’urgence en matière de formation professionnelle a officiellement décalé l’échéance de la certification :
L’article 1er reporte du 1er janvier 2021 au 1er janvier 2022 l’échéance fixée par la loi aux organismes de formation professionnelle pour obtenir la certification qualité […] dans un contexte où ces derniers ne peuvent plus accueillir de public.
Cette mesure visait à :
À l’époque, le report avait été perçu de manière contrastée par les professionnels de la formation :
Dans tous les cas, ce report avait permis de mieux répartir la charge de travail des certificateurs accrédités et d’éviter un blocage général du système.
Le 1er janvier 2022 a marqué l’entrée en vigueur effective de l’obligation de certification Qualiopi pour tous les prestataires d’actions de formation souhaitant accéder à des financements publics ou mutualisés.
Depuis, la certification est pleinement intégrée dans les pratiques du secteur. Le référentiel national qualité constitue une base commune partagée, et les audits (initiaux, de surveillance et de renouvellement) sont planifiés selon un cycle désormais bien établi.